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200. La réveillon de la peur (100). 16/12/2017

200. La réveillon de la peur (100).
Nous voici donc au centième épisode de notre grand feuilleton « Le réveillon de la peur ». Je sens bien la trame de l'histoire dans l'ensemble et je pense que ça peut faire un très bon récit. Malheureusement, je suis confrontée à deux problèmes. J'ai d'abord un petit souci avec le personnage de Misha. Si vous avez bien compté, vous aurez sûrement remarqué que j'en étais à ma quatrième Misha. J'ai beau faire, je n'arrive pas à la cerner. Ensuite, Natasha paraît plus âgée que son amie à cause de ses cheveux longs alors qu'elle devrait, au contraire, paraître plus jeune que Misha. J'ai donc relooké Natasha en lui faisant des cheveux courts de couleur châtain au lieu de noir comme vous pouvez le voir sur ces images.
200. La réveillon de la peur (100).
Il ne me restait plus qu'à trouver un personnage pour incarner Misha et c'est là que j'ai eu une idée géniale : l'ancien look de Natasha avec ses longs cheveux noirs conviendra parfaitement pour le rôle. Bien sûr, Natasha et Misha vont se ressembler très fort, hormis la longueur et la couleur des cheveux mais cela ne posera pas de problème puisqu'elles étaient s½urs dans le passé de Natasha. Cela m'obligera bien sûr à réécrire certains passages et donc à republier tous mes articles avec les nouvelles corrections et les nouveaux photos-montages. Je dois bien évidemment revenir cent articles en arrière mais c'est reculer pour mieux sauter car l'histoire gagnera en clarté et en cohérence.
200. La réveillon de la peur (100).
J'ai l'intention de commencer ce vaste chantier dès le début de l'année prochaine, ce qui signifie bientôt puisque nous approchons à grand pas de 2018. En attendant, vous pourrez relire tout ce que j'ai écrit, ce qui vous permettra de mieux vous imprégner de l'histoire.
Merci pour votre fidélité et je vous souhaite déjà de bonnes fêtes de fin d'année. Le blog est en pause d'article pour une durée momentanée mais je continue à passer deux fois par jour pour répondre à vos commentaires.

Votre amie Sarah des Tempêtes


Vous pouvez aussi faire un tour sur mes deux autres blogs que je mets à jour régulièrement :
Zélie la Machine
Sirène en eau trouble
Pour voir à quoi ressemblera Annabelle, celle qui vient soigner Natasha la toute première fois,
cliquez ici => Annabelle
Et voici à quoi ressemblera Misha...
200. La réveillon de la peur (100).

199. La réveillon de la peur (99). 15/12/2017

199. La réveillon de la peur (99).
On se mit tout de suite à table et même si les souvenirs de mon ancienne vie étaient encore très confus, je pense avoir fait le meilleur repas de mon existence. Misha nous avait installées l'une en face de l'autre et allumé deux chandelles afin de créer une ambiance de fête. Je me rappelais même avoir plaisanté au sujet de ces chandelles.
- Tu ne vas pas me dire que ça vient de la cire de tes abeilles.
- Non, ce sont des chandelles que nous avions achetée en ville pour notre réveillon de Noël.
L'évocation du réveillon de Noël réveilla en moi de douloureux souvenirs.
- Et grâce à toi, Manouche, je n'en ferai pas partie de ce réveillon.
- Tu en feras partie en tant qu'amie et non plus comme plat de résistance car ce réveillon, nous le fêterons ensemble.
- Ce soir, c'était déjà comme un repas de réveillon, j'ai trop bien mangé et j'ai le ventre si tendu que je me croirais presque enceinte.
- Et moi donc ! dit Misha avec un petit gloussement.
Je laissai échapper un rot et ensuite un long bâillement prolongé.
- Fatiguée, Nat ? Et si on allait dormir après ce bon repas ?
- Dormir ? Où ça ?
- Dans ma chambre, bien sûr, nous n'allons tout de même pas dormir à l'étable.
- Je préférerais, tu sais, ça ne me dit strictement rien de dormir là-haut avec les deux morts.
- Natasha, tu ne risques rien : j'ai fermé la porte à clé et le couloir sépare leur chambre de la mienne.
- Même, ça ne fait jamais que quelques mètres et je ne pourrai pas dormir si je les sais si près de moi.
- Ils étaient bien plus dangereux vivants que morts. À présent, ils ne pourront plus jamais te faire de mal.
Mais je continuai à secouer vivement la tête.
- Mais voyons, Nat, de quoi tu as peur ? Nous serons ensemble. Ce n'est pas comme si tu devais dormir toute seule avec ces morts. Moi non plus, je ne pense pas que je dormirais toute seule avec des macchabées dans la chambre d'à côté mais avec toi, c'est différent.
- Alors, toi aussi ça t'arrive d'avoir peur ?
- Oui, et beaucoup plus souvent que tu ne crois. C'est toi, Natie, qui m'a donné la force d'échafauder ce plan. Si tu n'avais pas été là pour me donner du courage, j'aurais continué à subir les coups et à trimer sous un dur labeur pendant des années encore.
- Moi ? Je t'ai donné du courage ?
- Oui, tu m'as donné le courage d'espérer en des lendemains meilleurs.
199. La réveillon de la peur (99).


Image prise sur le blog de mon ami Tarzan599
199. La réveillon de la peur (99).

198. La réveillon de la peur (98). 14/12/2017

198. La réveillon de la peur (98).
Cette fois, je ris bien plus franchement.
- Tu es trop drôle, Misha !
- Contente de te voir rire, je pensais que tu avais oublié comme on faisait.
Je bus une gorgée de ma tisane. Le goût était légèrement médicamenteux et plutôt agréable, l'amertume était fortement atténuée par la présence du miel. Je bus le reste en quelques gorgées gourmandes. Ce médicament était bien meilleur à prendre que ces sirops antitussifs que je devais boire quand j'étais enrhumée. Et voilà comment un nouveau souvenir avait refait surface par le biais de la tisane de Misha.
- Alors, comment tu te sens ? demanda mon amie.
- Un peu mieux mais ça cogne toujours dans ma tête.
- Ce sera dissipé dans quelques minutes, c'est plus efficace que les aspirines et tu n'as pas d'effets secondaires en plus. Et maintenant, nous allons festoyer. Regarde ce que je nous ai préparé !
Misha me montra la table familiale. Elle était recouverte d'une nappe à carreaux qui faisait des bosses et des fosses car elle dissimulait plusieurs objets.
- Pourquoi tu as mis une nappe dessus ?
- Pour te faire une surprise, je ne voulais pas te dévoiler déjà tout quand tu entrerais dans cette pièce. Prends ces deux coins de la nappe et moi je tiendrai les deux autres. Je vais compter et à trois, on tire ensemble la nappe vers le haut. Faudra faire gaffe de ne rien casser. Tu es prête ? Un ! Deux ! Trois !
La nappe fut soulevée sans casse et déposée prestement sur le canapé. Je découvris une table bien garnie avec du pain, un pot de beurre, un plateau de fromage, quelques bocaux de confiture et une boîte de biscuit. Une énorme bouteille dominait le tout par sa hauteur, elle était remplie d'un liquide ambré qui me rappelait le cidre. Ce spectacle réveilla aussitôt ma faim et je dus me retenir pour ne pas me précipiter tête baissée sur toutes ces victuailles.
- Tout ce que tu vois là ne provient pas d'un magasin, c'est notre propre production.
- Ça doit être encore meilleur, je parie, et il y a même du cidre.
- Non, assez de cidre pour aujourd'hui. C'est du simple jus de pomme mais c'est un vrai nectar, tu m'en diras des nouvelles.
198. La réveillon de la peur (98).

197. La réveillon de la peur (97). 13/12/2017

197. La réveillon de la peur (97).
- On... on va toujours vivre ici ?
- Provisoirement oui, l'hiver approche et c'est déjà une chance d'avoir un abri et personne pour nous déranger. Quand le printemps sera revenu, nous aviserons. Ma pauvre Nat, si tu voyais ton visage en ce moment.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a mon visage ?
- Quand je t'ai essuyé les yeux, mes mains n'étaient pas très propres et ça a fait plein de traces noirâtres. Gourde que je suis ! Mais je vais arranger ça.
- C'est toi qui me disais l'autre jour d'être propre et tu restes avec les mains sales.
- Tu as bien raison. Avant de te faire la morale, je devrais d'abord montrer l'exemple. Ça c'est tout moi mais j'ai des circonstances atténuantes, j'ai pas arrêté de bouloter aujourd'hui.
Misha mouilla le coin d'un essuie de vaisselle et me nettoya soigneusement le visage.
- Te voilà toute propre maintenant. Ce serait mieux avec un sourire mais on ne va pas en demander de trop pour un premier jour.
Je poussai un petit gloussement nerveux, pas vraiment un rire mais cela suffisait pour Misha.
- Eh bien voilà, c'est déjà mieux comme ça ! Bon maintenant, je me nettoie les paluches et je te donne ton remède.
- Tu vas nettoyer quoi ?
- Mes paluches, mes mains quoi ! Oui, j'ai de ces expressions mais je ne suis jamais allée à l'école. Alors, je ne connais pas bien le beau parlé.
Misha se frotta sommairement les mains avec le coin d'essuie mouillé avant de m'apporter la tisane.
- Bois vite tant que c'est chaud, ça va te requinquer.
Voyant que je haussais les sourcils, elle rectifia sa phrase.
- Ça va te remettre d'aplomb, je veux dire. Moi et mes expressions de paysan, il va falloir que je fasse attention maintenant.
- Bah, moi je les trouve chouettes tes expressions, elles me font bien rire, tu sais !
- Tu m'en vois soulagée parce que j'en ai encore des pas piquées des vers et que je ressors assez souvent.
- Quoi par exemple ?
- J'en ai pas en tête mais bois vite ta tisane avant qu'elle n'attire les mouches.
197. La réveillon de la peur (97).

196. La réveillon de la peur (96). 12/12/2017

196. La réveillon de la peur (96).
Misha avait de la force et en quelques instants, la cruche fut pleine. Je la suivis en silence jusqu'à la maison. Je me laissai retomber lourdement sur le vieux sofa, une fois encore je me sentais humiliée et de fort méchante humeur. Pendant ce temps-là, Misha s'affairait devant le fourneau. Ignorant que je lui en voulais pour l'incident de la pompe, elle m'expliquait toutes les actions qu'elle faisait.
- Tu vois, ça c'est notre cuisinière, elle est en fonte et l'intérieur est tapissé de grosses briques réfractaires afin de garder la chaleur du four. On l'allume le matin avec du petit bois sec et on n'a qu'à l'alimenter de temps en temps avec un peu de charbon si l'on veut garder de la chaleur jusqu'au soir. En hiver, ça nous sert aussi de poêle.
Misha fit chauffer de l'eau dans une bouilloire. Quand elle fut à bonne température, elle la versa dans un grand bol où elle ajouta les écorces de saule et une bonne cuillérée de miel.
- Voilà, c'est prêt ! J'ai mis un peu de miel pour faire passer l'amertume des plantes. Bois ça d'un trait, tu te sentiras tout de suite mieux après !
Mais je restais clouée au sofa, demeurant sourde à son appel.
- Natasha ? Eh bien, qu'est-ce qui se passe ?
Comme je demeurais silencieuse, Misha vint s'asseoir à côté de moi sur le sofa. Elle prit sa main pour essuyer mon visage brouillé par les larmes.
- Pourquoi tu pleures, Natie ?
- Tu n'arrêtes pas de me donner des ordres et si je ne fais pas comme tu veux, tu me traites comme une demeurée qui n'y comprend rien à rien. Mais j'y comprends rien aux pompes moi. Dans mon ancienne vie, on tournait juste un robinet et l'eau coulait toute seule.
- Pardonnes-moi, Natie, je ne suis qu'une brute, dit Misha en me serrant très fort contre elle. Je ne suis pas méchante mais j'ai toujours vécu une vie très rude, ça m'a forgé le caractère mais pas toujours dans le bon sens, je le crains. Je comprends que cette nouvelle vie va être très dure pour toi, surtout au début, mais je te promets de faire des efforts pour être plus gentille et beaucoup moins agressive avec toi. Ça devrait aller mieux maintenant puisque mes parents ne sont plus de ce monde.
196. La réveillon de la peur (96).

195. La réveillon de la peur (95). 11/12/2017

195. La réveillon de la peur (95).
Misha poussa un gros soupir qui semblait dire « Il en faut de la patience avec les bourriques, même quand cette bourrique est ce que vous avez de plus précieux au monde ».
- Viens alors, ne perdons pas de temps !
Misha sortit avec la cruche, je la suivis prestement avant qu'elle ne change d'avis et me dise que finalement, elle n'avait plus besoin de mes services mais elle me tendit la lampe tempête qu'elle avait laissée dans le couloir.
- Prends-la, ça nous éclairera un peu pendant l'opération.
Je saisis la lampe tempête et je suivis Misha. Elle s'arrêta devant une vieille pompe en fonte et plaça la cruche sous le robinet. Elle me reprit la lampe et me montra ensuite comment actionner le bras.
- Tu fais juste un mouvement de bas en haut et l'eau jaillira du robinet, c'est pas compliqué.
Je fis comme Misha me demandait. Le levier descendit de quelques centimètres avant de se bloquer. J'insistai en tirant de toutes les forces dont j'étais capable mais le levier resta sourd à mes appels répétés.
- J'y arrive pas, c'est bien trop dur !
Misha poussa un gros soupir à fendre l'âme.
- Mais tu as du jus de navet dans les veines ou quoi ? Même Anouchka réussissait à puiser de l'eau et pourtant, elle est plus faible que toi. Bon, laisse-ça et reprends la lampe. Je vais puiser l'eau, sinon demain on est encore ici.
195. La réveillon de la peur (95).

194. La réveillon de la peur (94). 10/12/2017

194. La réveillon de la peur (94).
J'avais presque oublié ma migraine mais le marteau qui tapait sur mon crâne était encore bien présent, il avait même gagné en intensité.
- Ça cogne encore.
- Je vais te préparer une tisane à l'écorce de saule, ça va te soulager tout de suite.
Misha poussa une porte, côté gauche du couloir. Nous pénétrâmes dans une pièce qui faisait office de cuisine et de salle de séjour. La tête me tournait toujours, je m'affalai dans un vieux sofa qui avait connu des jours meilleurs et dont le tissu usé laissait passer le rembourrage. Misha ouvrit la porte d'un placard et s'empara d'une énorme cruche en grès.
- Attends-moi ici, dit Misha. Je vais aller chercher de l'eau au puits.
- Pas question de rester seule ici, je viens avec toi !
- Natasha, le puits est dans la cour juste devant la maison, je n'en ai que pour deux minutes.
Mais je secouai énergiquement la tête.
- Pas question, je ne reste pas toute seule avec des morts !
- Mais ils ne te feront rien, ils sont à l'étage et j'ai fermé la porte de leur chambre à clé.
- Je viens avec toi, Manouche, que tu le veuilles ou non !
- Olalaaaaaaa, plus têtue qu'une bourrique, celle-là ! Bon, c'est d'accord, viens avec moi ! Mais pas question que tu restes les bras croisés à me regarder, tu m'aideras à puiser l'eau.
- Ça ne me dérange pas, du moment que je ne reste ici pas toute seule.
194. La réveillon de la peur (94).

193. La réveillon de la peur (93). 09/12/2017

193. La réveillon de la peur (93).
- C'est que je n'arrive pas encore à croire que je suis bien libre, que tous mes ennuis sont enfin derrière moi.
- Pour ce qui est de la liberté, je peux te rassurer, tu es aussi libre qu'un oisillon qui vient de quitter son nid pour son premier vol. En ce qui concerne les ennuis, nous devrons bien sûr faire face à quelques difficultés mais rien dont on ne puisse venir à bout à force de persévérance. Bah, on aura tout le temps de s'inquiéter de ça plus tard. Pour l'instant, goûtons le bonheur d'être enfin ensemble. Et cette maison qui attend que voulions bien y entrer, sache qu'elle est aussi TA maison. Désormais, tu es ici chez TOI, Natie !
Cette idée me rasséréna un peu et je retrouvai le sourire.
- C'est pourtant vrai, cette maison est la nôtre. Comme j'ai été bête de m'inquiéter pour toutes ces bêtises de revenants. Alors, quand est-ce que tu me la fais visiter ?
Misha me sourit en retour. Elle m'entraîna vers le seuil et nous pénétrâmes dans la maison. Le couloir était éclairé par une lampe à pétrole posée sur une chaise de paille, une petite commode avec un vase de fleurs séchées complétait l'ameublement. Les murs étaient peints d'une couleur vert d'eau qui s'écaillait en de nombreux endroits. Un escalier, plongé pour l'instant dans l'obscurité, menait vers l'étage. J'effleurai de la main la lampe à pétrole, le verre était noirci par les nombreuses utilisations.
- Eh oui, c'est comme ça qu'on s'éclaire, dit Misha. Ici, nous ne possédons pas de lampes magiques qui brillent toutes seules quand on tourne le bouton. Si on veut y voir clair quand vient le soir, on doit mettre du pétrole dans le réservoir et allumer la mèche. Je t'apprendrai, c'est pas difficile.
- Le verre est tout noir.
- Oui, il faut le nettoyer régulièrement parce que ça fume pas mal et ça éclaire de moins en moins bien. C'est pas l'idéal mais on n'a pas le choix puisque ces messieurs de la compagnie électrique n'ont pas cru bon de prolonger la ligne jusqu'ici. Et ta tête, comment ça va ?
193. La réveillon de la peur (93).

192. La réveillon de la peur (92). 08/12/2017

192. La réveillon de la peur (92).
- C'est encore loin ta maison ?
- Non, encore quelques dizaines de mètres et nous y sommes.
Nous poursuivîmes notre chemin en silence. Je commençai à distinguer une petite lueur.
- Tu vois, on y est presque. J'ai laissé une lampe devant le seuil de la maison pour que ce soit plus accueillant à notre arrivée.
Misha lâcha ma taille pour reprendre ma main, elle courut vers la maison en m'entraînant derrière elle. En quelques bonds rapides, nous avions atteint le seuil. C'était une petite maison blanche à un étage. La porte d'entrée laissée entrouverte laissait deviner un couloir faiblement éclairé.
- Oh, tu avais oublié de refermer la porte.
- Et qui veux-tu qui vienne voler ? Un revenant ? N'oublie pas que nous sommes à cinquante kilomètres de la ville la plus proche.
- Ne parle pas de revenant, ça me donne la chair de poule !
- Tu ne crains rien, va ! Je suis tellement insupportable que tous les revenants ont pris la fuite.
- Mais arrête de plaisanter avec ça, c'est pas drôle ! Et tes parents alors ?
- Morts, tout ce qu'il y a de plus morts et moi je crois pas aux revenants, de toute façon.
- T'en es sûre ?
- Sûre que je ne crois pas aux revenants ? Eh bien, je n'en ai jamais vus.
- Non, sûre que tes parents sont bien morts ?
- Sache que si j'avais eu le moindre doute là-dessus, jamais je ne t'aurais amenée jusqu'ici.
- Tu sais, il est déjà arrivé que des médecins déclarent pour morts des personnes encore vivantes et toi tu n'es pas médecin.
- Je sais, mais si tu les voyais dans leur chambre, tu ne douterais plus de leur mort. Allez, viens Natasha, on dirait que cette nouvelle liberté te fait peur.
192. La réveillon de la peur (92).

191. La réveillon de la peur (91). 07/12/2017

191. La réveillon de la peur (91).
Soudain, je sentis qu'on me frôlait la jambe et je poussai un cri aigu.
- Qu'est-ce que se passe ? Pourquoi tu cries ?
- Y a un truc qui m'a touché la jambe.
- Oh c'est rien, ça doit être un rat.
- Tu oses dire que c'est rien ? Mais il aurait pu me mordre !
- Non, ça craint pas ! Crois-moi, ça ne manque pas de vieux déchets dans une ferme, il a bien autre chose à manger que tes mollets.
- Et tu trouves ça drôle ?
- Eh Natasha, faut pas le prendre mal, j'essaie simplement de te faire rire pour que tu te détendes un peu.
- Eh bien, j'ai pas envie de rire, je suis à cran !
- Mais pourquoi ? Y a vraiment pas de raison !
- C'est ce paysage lugubre qui me donne la frousse.
- Tu as pourtant connu pire. Qu'est-ce que tu faisais là-bas toute seule dans ce vieux poulailler ? Ça devait être encore plus angoissant la nuit.
- Bien sûr que j'avais peur mais en même temps, je me sentais en sécurité parce que j'étais enfermée dans un endroit clos.
- T'es quand même une drôle de fille, tu te sentais donc plus en sécurité dans cet endroit puant avec mes parents qui menaçaient de te manger plutôt qu'ici en ma compagnie ? Mais si tu insistes, je peux t'y reconduire. Tu m'excuseras si je ne dors pas à côté de toi mais moi je préfère le bon lit chaud de ma maison.
- Eh non, pas de blague ! Tu plaisantes ?
- Bien sûr que je plaisante pour te démontrer combien ton comportement est absurde.
191. La réveillon de la peur (91).